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    Voilà, c’est fait, l’été s’éteint. Fini les journées chaudes, parfois trop chaudes, ensoleillées avec les rivières qui se trainent difficilement entre les plaines. Nous avons vécu la sécheresse, des étangs entiers se sont littéralement évaporés, des cours d’eau à sec et des fontaines qui cessaient de fournir cette eau pure que tous attendaient avec plaisir en cours de randonnées. C’était malheureux, l’herbe séchait, les arbres souffraient. Certains diront que c’est le réchauffement climatique d’autres, plus raisonnables, mettront cela sur un inévitable caprice de la nature mais voilà, à présent tout est fini.

    Nous arrivons à l’Automne.

    Il est clair que si cette saison a d’ordinaire du succès, cette fois c’est gagné car c’est un véritable, plébiscite. En effet, ayant le souvenir d’un été particulièrement caniculaire les gens espèrent respirer au point de souhaiter la pluie que ce soit dans les campagnes ou chez les citadins, c’est dire à quel point son arrivée est précieuse. Or, saison ne trompe pas, nous qui vivons dans l’une des régions les plus chaudes de France, nous avons pu voir le ciel s’obscurcir. Il y eut quelques gouttes, trop peu, pour nous signaler sa présence et nos regards se portaient sur le ciel en espérant des nuages chargés et de l’air frais, du vent et des averses qui feraient tomber la température. En effet, nous venons de constater que de 37° nous passions soudainement, en l’espace de quelques kilomètres à 22 ° sous une averse chaude. C’était une première alerte, le signe annonciateur du changement de temps, l’arrivée de nouvelles couleurs…

    La pluie nous rafraichit, enfin.

    Le ciel se charge, le fond bleu s’efface devant les couleurs sombres des lourds cargos qui passent au-dessus de nous et la pluie arrive enfin, elle tombe sur la campagne, les villes et villages, sur les terrasses les bâches sont tirées et tous peuvent boire ou manger en regardant les gouttes frapper le sol. Prévoyantes, les Mairies on fait déboucher les caniveaux, les fossés, pour permettre un bon écoulement. Nous pouvons voir ces petits rus sauvages courir sur les pavés et s’engouffrer dans les bouches d’égout. Les passants ont encore un habillement indécis, des parapluies, des imperméables tout en restant en short et en chemisette. Ce n’est pas encore le temps froid, loin s’en faut, c’est celui des promenades dans les bois où règnent les champignons, les châtaignes, les baies et de la course des animaux pour faire des provisions avant l’hiver. Cette pluie rafraichissante nous fait du bien, comme nous sommes des hommes, il va falloir quelques bonnes averses pour que l’on se retourne contre elle en rouspétant de son abondance.

    Le changement de paysage.

    La nature, fort bien faite, sait se modifier nous avons cette chance, celle d’avoir quatre saisons et celle de l’Automne n’est pas des moindres. Les feuilles jaunissent, parfois elles deviennent rouges, en partie  marron avant de retomber sur le sol en un tapis moelleux. Nos pas semblent se taire quand nous marchons, c’est un silence étrange qui nous envahit dans cette atmosphère romantique. Combien d’œuvres ont été écrites sur cette période ? Combien de déclarations d’amour et de baisers se sont échangés ? Et combien d’âmes solitaires se sont promenées dans ces campagnes silencieuses ? Les poètes se régalent, ils peuvent laisser libre cours à leur imaginaire et les plus beaux succès populaires ne viennent-t-il pas de cette période étrange et impressionnante ? "Les Sanglots longs des violons de l’Automne bercent mon cœur d’une langueur monotone" c’est la résonnance qui nous hante agréablement, tous, en cette saison. Un panel de couleurs pastel ou foncées qui disparaît sur le sol au grès du temps, comment ne pas aimer cette admirable interprétation de la mort des feuillages ?

    Le signe annonciateur d’une fin d’année…

    L’Automne ce n’est pas l’hiver, non, c’est une période intermédiaire dont nous pouvons bénéficier pour nous retrouver entre amis autour d’un feu de cheminée, ce brave feu qui pétille dans l’âtre alors que le vent force nos portes et volets et que la pluie bat sur la toiture…

    Blanchard Daniel - Porthos

     


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  • LA MER

     

    LA MER

     

    J’ai toujours aimé la mer, disons l’eau en général mais la mer en particulier. Je me suis baigné dans nos mers ou océans en toutes saisons, rien ne m’arrêtait, impossible, j’étais persuadé de venir des "Dauphins", c’est dire ! Cependant, si j’aime cette grande étendue d’eau jusqu’à la perte d’horizon je n’ai jamais eu la même sensibilité pour les bateaux. Certains vous expliqueront que le bateau représente l’aventure, l’avenir incertain et une certaine complicité entre lui et son support. Oui, je peux le comprendre, mais moi non, ça ne me faisait pas cet effet là et si j’aimais bien les bateaux "en bois" je me détournais des coques plastiques que je trouve comme une insulte au savoir faire des charpentiers. Je comprends l’économie, ceci-dit, une fois leur temps fait, je ne la retrouve pas.

    Eté comme hiver elle est belle.

    Le bleu de l’été, sa transparence au bord des plages et ce gris profond l’hiver lui donne toute sa majesté. Elle est belle avec ses vagues qui se jettent contre les rochers, qui se déchirent pour finir en une pluie d’eau salée. Le bruit du ressac qui continue indéfiniment depuis des millénaires, voilà une belle chose que j’aime voir et entendre. Les gens aiment souvent la mer calme avec de beaux couchers de soleil de préférence sous les tropiques pour des raisons de température plus agréable, ils aiment également se blottir dans des bungalows qui empiètent sur l’eau. Oui, mais ça ce n’est pas aimer la mer, non, moi je l’aime l’été, quand il fait beau, certes, mais également par mauvais temps, quand elle est en colère et qu’elle se jette pour se déchirer sur nos côtes. Quant au bungalow, je préfère une bonne maison bretonne en pierres, par exemple, avec un bon feu de cheminée, voilà ma différence. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec ma femme, Sylvie, qui elle se laisse rêver à s’imaginer sur de grandes plages de sable blanc, moi j’aime aussi le sable mais pas tout à fait le même, je l’aime bien avec un mélange d’algues, de petits crustacés, de mille choses qui vous donnent cette odeur incomparable, celle de la mer.

    Au bronzage, je préfère la nage.

    Nager, oui, ça c’est bon ! J’aime me baigner, du moins j’aimais car hélas je n’ai plus que des moyens limités. J’avais pour habitude d’entrer dans l’eau avec une cigarette, ne me demandez pas pourquoi, c’était comme ça… Puis je m’enfonçais dans l’eau en regardant l’horizon, j’étais bien, peu après je "m’enfilais" entre les vagues et nageais. Ca, c’était le bonheur ! Plonger, regarder le fond, ressortir, faire quelques mouvements et retourner à nouveau dans cet univers si plaisant. Je n’étais pas du genre à jouer avec les autres, pour moi c’était un instant personnel, un moment de bonheur où j’aimais être seul. La température ? C’est vrai, j’ai failli l’oublier, je dirais que peu m’importait, qu’elle soit tiède ou froide ce n’était pas important, ce qui l’était c’était elle, avec ses vagues, ses couleurs changeantes du vert au bleu, parfois légèrement blanche, oui, c’était ça qui était primordial, le reste je m’en foutais un peu. Ma femme aime les "petites baignades" et les "grands bronzages", là aussi, nous ne sommes pas en osmose. Il y a des hommes dans des pays lointains qui vivent sans eau ou très peu, juste de quoi boire, se laver et se nourrir, je comprends cette culture et il n’éprouve pas le besoin de se baigner puisqu’ils ne connaissent pas cette grande bleue qui pourrait s’offrir à eux mais ils ne savent pas non plus, ne ressentent pas, cette immense sensation d’être libre.

    La mer et ses ports cachés.

    Ce que j’aime ce ne sont pas les grands ports avec leurs gros bateaux, puissants, prêts à l’affronter pour la pêche ou le transport. Non, moi j’ai un penchant pour les petits ports, des modèles réduits  avec six ou sept bateaux ancrés, des pêcheurs qui viennent vendre leur pêche à quai, ce qui n’est pas vraiment légal mais dont ils se foutent à juste titre. J’aime les voir prendre les araignées de mer dont ils rejettent les plus petites, les homards, le poisson en barquette comme les sardines, et quelques habitués regarde ce trésor des entrailles marines en faisant leur sélection. L’avenir de la pêche est ainsi, il faut le préserver. Comme j’aime ces ports avec leurs maisons dressées face au vent, le petit café où tous se retrouvent, voilà ce qui m’inspire, rien d’autre.

    Comme j’aime la mer…

    Blanchard Daniel - Porthos 

     


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  • ANTESITE

    Noël Berton vous connaissez ? C’est l’inventeur de "l’Antésite", un pharmacien disons le mot un "Apothicaire" qui créa cette merveille en 1898 si mes connaissances son bonnes, l’entreprise se situe en Isère.

    Une belle découverte.

    Le parfum d’origine est l’Anis, depuis il y a eu plusieurs variantes tels le citron, l’orange ou le thé et bien d’autres, mais revenons à la force originelle qui est l’anis. C’est une boisson désaltérante pour 10 gouttes par verre qui vous fait un bien très précieux quand vous êtes assoiffés, économique elle permet de désaltérer bon nombre de personnes à moindre frais et sans édulcorant. Bon, maintenant il ne faut pas en abuser sinon on prend le risque de tension artérielle. A l’origine cette idée géniale vient du fait de lutter contre l’alcoolisme des cheminots qui se beurraient sans trop le savoir au vin et alcool, l’eau par abus leur devenant récurant et dégouttant. On dit que son nom vient "d’Anisette" rendant possible la "seule façon de boire de l’eau". Cette recette est géniale car, comme dirait mon pote fan de modernisme, "c’est bio" mais bon, créer à une époque où le bio n’existait pas il n’empêche que c’était naturel je n’en dirais pas plus. Effectivement cette boisson est attachante car créée par des éléments naturels et sains. Le plaisir de l’Antésite est multiple, par exemple, outre l’eau, elle constitue un appoint très intéressant pour les desserts et gâteaux. Le mieux c’est quand au hasard de la vie on prend un verre là, c’est magique, on revoit les camps, les colonies, notre jeunesse qui défile en notre mémoire, oui l’Antésite c’est le souvenir de tout ça. Enfin, pour en terminer, celui qui inventa cette recette exceptionnelle "contre la soif"  la trouva pour ses vertus édulcorantes des racines, mais aussi pour ses qualités anti bactériennes, anti virales, anti plasmidiques et anti inflammatoires. Cette invention est donc tout simplement géniale car elle offre tant de protection contre les maladies qu’elle mérite d’être connue.

    L’Antésite, les bienfaits pour notre santé.

    Il faut savoir que l’Antésite est une délicieuse boisson alternative et diététiquement correcte. L’Antésite, quelle soit pure ou de quelques gouttes peut s’inviter même dans vos assiettes, son arôme, un puissant gout de la réglisse ressort en premier sur votre palais. Imaginez le dépannage incroyable, vue l’heure vous n’avez plus envie de boire de sirop, de nectar ou de soda et encore moins d’alcool mais vous avez encore envie de boire, voilà la formule qu’il vous faut. Sa préparation est secrète, reste les grandes lignes, la récolte des racines de réglisse est acheminée à Voiron, là elles sont broyées, affinées et macérées, le jus est purifié par décantation et filtration, enfin, le résultat est aromatisé aux huiles essentielles de plantes. Qui dit mieux que cette boisson rafraichissante, délicieuse qui se trouve être un médicament hors pairs.

    L’Antésite dans nos activités.

    La petite bouteille d’Antésite est devenue précieuse que ce soit dans les week-ends ou les camps, nous pouvions nous désaltérer enfin avec une eau fraiche, c’était agréable, bon et doux, il fallait toutefois surveiller les gars qui avaient une fâcheuse tendance à doubler les doses. Nous pouvions faire une halte, prendre de l’eau de source puis procéder à "la teinte" du liquide mais c’était généralement le cas à la pause du soir. Ainsi, elle est devenue, occasionnellement, un dérivatif intéressant, remplaçant lors des fêtes par exemple le vins ou l’alcool, comme nous n’en buvions pas c’était très bien mais ça mettait dans l’ambiance de suite, nous avions des passionnés qui en vantaient sans cesse les mérites. Oui, l’Antésite était proche de nos activités, c’était un complément indispensable à notre bonne humeur. Nous n’avions en ce temps là que le produit de base, l’anis, aujourd’hui il y a plusieurs gouts proposés comme le citron, la menthe ou le citron vert ce qui ne gâche rien à la dégustation, pour le souvenir je préfère l’original.

    Voilà une invention plus que centenaire et intelligente.

     

    Blanchard Daniel - Porthos 

     


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    LE JARDIN DE LA FRANCE

     

    La Touraine, oui je sais, encore ! Mais comment ne pas parler de cette terre si magnifique avec des cultures vallonnées, des bois captifs, des forêts, des rivières et ruisseaux qui courent dans des vallées étroites. Comment ne pas mentionner ce surnom bien mérité de "Jardin de la France" avec ses fleurs et ses magnifiques Châteaux ou Eglises, j’en parle par besoin, tout simplement.

     

    Les maisons y sont généralement belles, il y a certes les lotissements comme partout en France avec toutefois une certaine réglementation sur les toitures habillées en fausses ardoises mais les maisons d’origines sont superbes que ce soit du Moyen Age, de la Renaissance, des années 1900 toutes ont un charme particulier que l’on aime regarder. Chez nous par exemple, l’une de nos poutres est gravée en 1371, posée après un incendie qui a ravagée notre maison, ancienne ferme du Comte de Nouâtre. Nous retrouvons toutes les caractéristiques de la maison médiévale, en bas la basse-cour, bêtes et fourrage et en haut pièce des propriétaires où l’on accédait pas un escalier extérieur. Il y a d’autres habitations de ce type, des monastères, des granges ou des églises qui parsèment la campagne sans oublier les incontournables "Châteaux de la Loire" au nombre impressionnant qui se distinguent par la "Pierre de Touraine" douce à la sortie de terre et qui durcit ensuite pendant des années avec la facilité de la tailler.

     

    Le ciel est superbe, je sais on dit cela de beaucoup de régions de France et c’est certainement vrai pour certaines d’entre-elles mais là, croyez-moi, quand vous regarder la nuit avec des dizaines de milliers d’étoiles ça laisse sans voix. Nous pouvons, l’été, y voir la Grande Ours et la Petite Ours séparées par le Dragon, mais une multitude d’autres sans oublier que l’extrémité de cette Petite Ours est ni plus ni moins que Vénus, l’Etoile du berger, qui se voit même parfois par temps clair ou pas tout à fait assombri. Avant ce spectacle nous en avons un autre, celui des couchers de soleil, que voulez-vous que je vous dise, je vais passer pour un fanfaron, mais là aussi j’en ai rarement vu d’aussi beaux, j’exagère, je sais, mais c’est une idée qui a du mal à être oubliée. Quand le ciel s’embrase c’est impressionnant, à ce phénomène parfois identique, les femmes en Italie se disaient que c’était l’annonce de la guerre et je peux les comprendre, le ciel éclairé de rouge, d’orange, de jaune qui se diluent lentement est surprenant.

     

    Nous avons énormément de fleurs, cultivées ou sauvages, des arbres, des herbes hautes, des bassins, bref, tout un habitat qui cohabite ensemble : libellules, papillons, abeilles, bourdons et une multitude d’autres qui vont de fleurs en fleurs agiter les tiges par leur présence ce qui n’inquiète pas notre poisson dans le bassin ni la grenouille. Tous vivent en paix ou presque car le danger ne vient pas de nos deux chattes et de notre chat, plus habitués aux croquettes qu’à la chasse à "l’Indiana Johns" mais, le soir venu, de l’étrange silhouette d’une chouette qui séjourne chez nous ainsi que le vol en zigzag des chauves-souris, à la nuit tombée le monde leur appartient. Le jardin se repose et attend avec impatience dans la fraicheur de la nuit cette rosée nourricière qui va se poser sur les tomates, le raisin, le thym, la menthe ou le romarin pour une nouvelle journée ensoleillée. Les arbres sont beaux, certains souffrent d’un endroit peu approprié, mais dans l’ensemble ils sont grands et touffus, les oiseaux y viennent, aux pieds dans des futaies, des faisans y trouvent refuge et non loin de nous nous pouvons voir gambader chevreuils, lapins ou lièvres dans les récoltes qui viennent d’être faites. Comment voulez-vous que je ne puisse aimer cette terre ?

     

    Pour moi la Touraine est un "pays" où l’on se sent bien, seuls les hommes qui y habitent ne sont pas vraiment clairs, certains sont mauvais, leur passé est lourd mais curieusement ils vivent assez bien avec. Nous avons plein de "légendes" sur des histoires anciennes, des disparitions, des fantômes ou autres évènements. Nous avions le notre qui nous a quitté après bien des transformations de notre maison. Je sais que ça fait sourire, sauf pour ceux qui l’on vu et revu pendant des années mais voilà ça aussi fait partie du charme de notre pays. Quand je regarde de jour comme de nuit cette bâtisse je la trouve belle, charmante et même attirante. Ce qui m’impressionne le plus c’est le silence, celui que je pourrais dire "que l’on entend", pas de bruit de voitures ni de scooters déchainés, pas d’avions, rien, seuls les oiseaux quand le ciel calme sa chaleur. C’est un "pays" de paix où nous pouvons nous y reposer. Merci au jardin de la France, merci pour ses promenades, ses fleurs et ses arbres. Je vous conseille de venir faire un tour en Touraine, croyez-moi, ça vaut le coup.

     

    Blanchard Daniel - Porthos

     


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  • LES ORAGES

    L’orage, signifiant en vieux français "vent", marche de paire avec un nuage particulier, le "cumulonimbus" ce qui entraine généralement, effectivement,du vent mais surtout de fortes pluies pour ne pas dire diluviennes. C’est parfois un cauchemar. L’orage est présent partout dans le monde, mais bon, ça on s’en fout un peu, disons qu’il se produit aussi en Europe et en France ce qui, parfois, nous entraine des dégâts importants. Ceci-dit, l’orage n’est pas que météorologique, il est aussi dans la tête des gens quand ils pètent un plomb, on dit que "le temps est à l’orage". Oui, l’atmosphère est électrique mais il s’agit plus d’une situation que d’une tendance météo.

    Les deux, la réelle et la symptomatique peuvent entrainer des blessures graves ou la mort.

    Je me souviens d’un compagnon de rencontre, nous bivouaquions à cinquante mètres les uns des autres, la foudre est tombée, je ne sais pas comment, mais notre pote s’est relevé doucement en se tenant la nuque, il n’avait rien, sauf qu’il était à poils ! Ça, c’est le côté marrant, après coup on s’est bien fendus mais sur le moment ça faisait flipper. Un paysan et son fils qui regardaient avec nous l’horizon chargé nous dit « mes gaillards il va falloir vous abriter, ça va tomber ! ». Effectivement, peu après c’est tombé mais sur sa grange, il a fallu l’aide des pompiers pour venir à bout de l’incendie. Heureusement qu’on n’avait pas eu le temps de se réfugier à l’intérieur. Une fois en terrasse de café on buvait un verre quand le vent s’est levé, comme nous étions à l’abri les consommateurs et nous-mêmes ne bougions pas quand soudain le ciel s’est embrasé, un déchirement puissant s’est fait entendre et nous avons vu la foudre tomber sur une grue, qui, elle-même, s’est en partie effondrée sur un arbre qui lui-même est tombé sur la voiture juste sur le trottoir en face de nous. Tout s’est passé en quelques secondes, toujours assis nous regardions les dégâts avec stupéfaction.

    Pour ne citer que ces exemples qui me reviennent en mémoire.

    Mais il y a aussi l’autre orage, la variante de l’homme en colère, un accrochage, une  "peugeot" blanche fait une queue de poisson et l’autre lui rentre dedans, le chauffeur de la voiture blanche sort, une véritable armoire à glace, un tombeur de baobab, tout le monde s’arrête un peu inquiet car celui qui sort de sa voiture à son tour est épais comme une tringle à rideau. Il y a justement un climat d’orage, mais contrairement aux apparences c’est le petit bonhomme qui s’approche et qui lui décroche deux "directs", en voiture Simone ! L’autre tombe sur le sol immobile et mon petit mec qui lui hurle aux oreilles « et on fait un constat connard ! ». Encore "temps à l’orage", deux à trois cents gauchistes dont une cinquantaine armés de barres de fer et casqués attendent devant leur collège, il le bloque pour nous empêcher d’approcher car ils veulent coincer deux des nôtres enfermés à l’étage. Bref, j’arrive avec une douzaine de mes gars, l’ambiance est complètement plombée, en plus il fait chaud et gris, les sirènes de police informées de notre présence arrivent. Moi calmement je fais agenouiller six de mes tireurs et j’ouvre le feu, six lance-pierres aux boules d’acier c’est incroyable. Il y a eu une tentative de fuite de tous bords, les uns se marchant sur les autres, nos deux types sont descendus et se sont enfuis devant un porche vide où il n’y avait que des blessés qui s’éloignaient ça et là.

    C’est pour la petite histoire il y avait de l’orage dans l’air.

    Revenons à notre bon vieil orage, celui qui fait réellement peur, qui gronde, menace et frappe en déchirant le ciel de ses éclairs. Celui-là est aussi captivant que dangereux, car nous oublions qu’il est dangereux, il nous est recommandé de ne pas nous abriter sous un arbre, ni sous des conduits électriques cela va de soi, car quand il tombe ça peut être n’importe où, surtout là où il y a un "pic" éventuel ou une structure en hauteur pouvant permettre le passage de l’électricité. Il y a aussi la grêle, là, ça ne rigole pas, une petite grêle est douloureuse mais une grosse peut être mortelle pratiquement à coup sûr. Maintenant, il vaut mieux un orage en France que sous les Tropiques, là mes amis quand il s’y met ce n’est pas de l’amateurisme, s’il est bien chargé il vous fait tomber de la foudre mais surtout beaucoup d’eau, énormément d’eau. Je me suis vu presque à poils pousser ma voiture pendant que Sylvie était au volant, c’était ça ou la noyade. Je me souviens une fois il nous fallut nous arrêter, comme ça, sur la route, pas moyen de voir à côté de nos portières si nous étions proches ou non du talus, si je vous dis que nous ne voyons rien, ce n’était rien du tout, pas même le bout de mon capot tant l’eau tombait. Maintenant, je vais vous dire, dangereux ou pas, j’ai le plaisir de l’écouter…

     

    Blanchard Daniel - Porthos 

     


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