
Enfin, le temps des vents froids, de la pluie et de la neige se termine.
A nous les merveilles du Printemps !
Nous pourrions dire plein de choses sur cette saison :
le renouveau, l’éveil de la nature, la fin des grands sommeils, des moments difficiles ou la période des accouplements. Oui, nous pouvons dire tout ça car c’est vrai. Les oiseaux s’accouplent et font leur nid, les canards pourchassent les femelles, l’ours dévore tout ce qu’il trouve : l’herbe fraiche et les bais, les renards sont en chasse. Tous cherchent à se refaire une santé, après ces mois de veille, pour trouver une compagne, même d’un instant, pour continuer leur race.
Car bien des petits naitront en cette saison, lapereaux, écureuils, marcassins, faons sans oublier l’immense nurserie de nos familles d’oiseaux.
Dans nos fermes ce sera la même chose les volailles, rescapées de l’hiver, reprendront leur liberté tout en supportant l’avidité du coq. Il en viendra des poussins, plus loin des canetons, des porcelets et les vaches iront déguster l’herbe fraiche et sentir l’air frais printanier. Le paysan, lui, retournera au champ ou le labeur ne manque pas. Les troupeaux de moutons y verront naitre également des agneaux qui gambaderont vite dans les prés, alors qu’au loin les semeuses ensemencent suivi de mouettes à capuchon noir qui se régalent des vers qu’elles retrouvent en surface.
Mais nous dans tout ça ?
Nous commençons par trouver des vêtements plus légers, nous sortons avec optimisme. Certes, il y a encore des passages de pluies mais le soleil restera maître pour de longs mois. Il y a le travail, soit, ne parlons pas de choses qui fâchent, portons nous surtout sur le plaisir de vivre, le bonheur et la joie de cette saison. Les amoureux vont l’un contre l’autre, les solitaires se promènent sous les bourgeons qui éclosent et les vieillards, assis sur des bancs, regardent les oiseaux qui volent et gambadent en remerciant Dieu de ce nouveau jour accordé.
Car le printemps c’est ça, un renouveau qui donne à la nature le plaisir de se refaire et de préparer l’été.
Daniel Blanchard - Porthos
